Le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, facilitateur dans la crises ivoirienne est arrivé lundi après-midi à Abidjan pour relancer le processus de paix bloqué depuis la découverte d’une liste parallèle d’électeurs élaborée par la Commission électorale indépendante (CEI) qui a abouti à la dissolution de l’organe en charge des élections mais également du gouvernement.
M. Compaoré a été accueilli à sa descente d’avion par son homologue ivoirien Laurent Gbagbo et le Premier ministre Guillaume Soro.
Il n’a fait aucune déclaration à la presse. Son cortège s’est immédiatement dirigé vers le palais présidentiel où il doit s’ entretenir avec le président ivoirien.
Selon des sources bien introduites, M. Compaoré échangera également avec le Premier ministre et l’opposition ivoirienne.
Dimanche à Ouagadougou, il avait eu une séance de travail avec les deux leaders de l’opposition, Henri Konan Bédié du parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et Alassane Ouattara du Rassemblement des républicains (RDR).
Les deux opposants ont réitéré leur exigence de voir la CEI rétablie dans ses droits non sans ajouter que leur entrée au gouvernement n’était pas à l’ordre du jour, bloquant la formation du nouveau gouvernement par le Premier ministre Guillaume Soro.
Au lendemain de la dissolution, le 12 février, du gouvernement et de la CEI par le président Laurent Gbagbo, l’opposition avait rejeté ces décisions les qualifiant d’illégales, d’ anticonstitutionnelles et avait appelé à s’opposer « par tous les moyens » à la « dictature » de Laurent Gbagbo.
Le pays est secoué depuis par des manifestations de protestation contre les décisions du président ivoirien à Abidjan et l’intérieur du pays avec des saccages et des incendies de bâtiments et cinq morts et des blessés suite à des affrontements avec les forces de l’ordre, notamment dans la ville de Gagnoa (centre ouest).
















