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Le prĂ©sident du Burkina Faso, Blaise CompaorĂ©, facilitateur dans la crises ivoirienne est arrivĂ© lundi après-midi Ă  Abidjan pour relancer le processus de paix bloquĂ© depuis la dĂ©couverte d’une liste parallèle d’Ă©lecteurs Ă©laborĂ©e par la Commission Ă©lectorale indĂ©pendante (CEI) qui a abouti Ă  la dissolution de l’organe en charge des Ă©lections mais Ă©galement du gouvernement.

M. CompaorĂ© a Ă©tĂ© accueilli Ă  sa descente d’avion par son homologue ivoirien Laurent Gbagbo et le Premier ministre Guillaume Soro.

Il n’a fait aucune dĂ©claration Ă  la presse. Son cortège s’est immĂ©diatement dirigĂ© vers le palais prĂ©sidentiel oĂą il doit s’ entretenir avec le prĂ©sident ivoirien.

Selon des sources bien introduites, M. CompaorĂ© Ă©changera Ă©galement avec le Premier ministre et l’opposition ivoirienne.

Dimanche Ă  Ouagadougou, il avait eu une sĂ©ance de travail avec les deux leaders de l’opposition, Henri Konan BĂ©diĂ© du parti dĂ©mocratique de CĂ´te d’Ivoire (PDCI) et Alassane Ouattara du Rassemblement des rĂ©publicains (RDR).

Les deux opposants ont rĂ©itĂ©rĂ© leur exigence de voir la CEI rĂ©tablie dans ses droits non sans ajouter que leur entrĂ©e au gouvernement n’Ă©tait pas Ă  l’ordre du jour, bloquant la formation du nouveau gouvernement par le Premier ministre Guillaume Soro.

Au lendemain de la dissolution, le 12 fĂ©vrier, du gouvernement et de la CEI par le prĂ©sident Laurent Gbagbo, l’opposition avait rejetĂ© ces dĂ©cisions les qualifiant d’illĂ©gales, d’ anticonstitutionnelles et avait appelĂ© Ă  s’opposer « par tous les moyens » Ă  la « dictature » de Laurent Gbagbo.

Le pays est secouĂ© depuis par des manifestations de protestation contre les dĂ©cisions du prĂ©sident ivoirien Ă  Abidjan et l’intĂ©rieur du pays avec des saccages et des incendies de bâtiments et cinq morts et des blessĂ©s suite Ă  des affrontements avec les forces de l’ordre, notamment dans la ville de Gagnoa (centre ouest).

Salou Djibo devient chef de l’État du Niger

Posted by admin On février - 23 - 2010

La junte qui a pris le pouvoir au Niger lors d’un coup d’Etat la semaine dernière a annoncĂ© lundi que son dirigeant devenait chef de l’Etat le temps d’une « pĂ©riode de transition » et de la crĂ©ation de nouvelles institutions.

« Le CSRD (Conseil suprĂŞme pour la restauration de la dĂ©mocratie, junte) est l’instance suprĂŞme de conception et d’orientation de la politique de la nation, il est dirigĂ© par un prĂ©sident qui exerce les fonctions de chef de l’Etat, chef du gouvernement », selon une ordonnance lue sur la radio publique.

Le prĂ©sident du CSDR est le chef d’escadron Salou Djibo.

La radio prĂ©cise que cette ordonnance est relative Ă  « l’organisation des pouvoirs pendant la pĂ©riode de transition ». La durĂ©e de la transition n’est toutefois pas indiquĂ©e.

Des militaires putschistes ont dĂ©posĂ© le prĂ©sident Mamadou Tandja jeudi Ă  l’issue de combats autour du palais prĂ©sidentiel qui ont fait au moins trois morts.

La junte a suspendu la constitution très controversĂ©e d’aoĂ»t 2009, dissous le gouvernement et annoncĂ© des Ă©lections sans en annoncer la date.

L’ordonnance prĂ©cise que le nouveau chef d’Etat « nomme par dĂ©cret un Premier ministre et les membres du gouvernement et met fin Ă  leur fonction », mais n’indique pas qui occupera ces fonctions.

Un « organe » sera crĂ©e sous l’autoritĂ© du prĂ©sident du CSRD et sera chargĂ© de rĂ©diger un code pĂ©nal et une nouvelle constitution, qui sera soumise au rĂ©fĂ©rendum en vue de son adoption, selon l’ordonnance.

Un ComitĂ© constitutionnel et une Cour d’Etat seront crĂ©es pour remplacer la Cour constitutionnelle et la Cour suprĂŞme, dissoutes après le coup d’Etat.

Et un « Observatoire national de la Communication (ONC) » sera aussi créé en lieu et place du Conseil supĂ©rieur de la Communication (CSC), Ă©galement dissout.

Les Bissau-guinéens votent ce dimanche pour élire le successeur de Joao Bernardo Vieira, assassiné début mars par des militaires. Sa mort était survenue à quelques heures d’intervalle de celle du chef d’état-major de l’armée, le général Batista Tagmé Na Waïe, dans un attentat à la bombe. En lice pour ce scrutin, onze candidats dont trois anciens chefs d’Etats. Malam Bacaï Sanha, président par intérim de juin 1999 à mai 2000 et candidat du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, ancien parti unique) est perçu comme le principal favori. Son parti dispose de 67 sièges sur 100 au Parlement. Il sera notamment opposé aux ex-présidents Kumba Yala (2000 à 2003) et Henrique Rosa (2003 à 2005).

C’est avec l’estomac noué par la peur que les 523?000 électeurs, sur une population de 1,5 millions, attendus aux urnes, devront choisir celui qui prendra entre ses mains la destinée de leur pays. Un pays devenu une plaque tournante du trafic de drogues entre l’Amérique Latine et l’Europe, et en proie à la violence depuis l’assassinat de Nino Vieira. Le 5 juin, veille de la campagne électorale, le ministre de l’Administration territoriale et candidat à la présidence, Baciro Dabo, l’ancien ministre de la Défense Helder Proença, et d’autres personnalités de premier plan ont été froidement tués, accusés d’avoir pris part à une présumée tentative de coup d’Etat.

« Peu d’adhésion de la part de la population »

« Qui a encore le courage d’aller à Bigène, terre natale de Baciro Dabo, alors que les gens de là-bas et même les habitants de Bissau n’en sont pas revenus de leur choc provoqué par ce meurtre brutal ? », s’est interrogé Abulai Intombé, directeur du journal Bantaba de Nobas, cité par l’Agence de presse chinoise Xinhua. « C’est bien triste. Il y a peu d’adhésion de la part de la population, cette fois-ci, par rapport aux précédentes élections », a-t-il ajouté. Selon les observateurs, le taux de participation de 82% obtenu lors des législatives de novembre 2008, ne sera pas atteint.

Pourtant, la communauté internationale estime qe cette présidentielle est une étape cruciale vers la stabilité du pays. « Il s’agit peut-être de la dernière chance pour parvenir à une paix durable en Guinée-Bissau, voire dans la sous-région », a indiqué Joseph Mutaboba, le représentant du secrétaire général de l’Onu en Guinée Bissau. La communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a annoncé l’octroie d’une aide financière de 3,5 millions de dollars pour le paiement de trois mois d’arriérés de solde aux forces armées. L’organisation sous régionale a, par ailleurs, débloqué 350 000 autres dollars et fournit des moyens logistiques pour favoriser le bon déroulement du scrutin. La Guinée Bissau devait également recevoir quelque 1,5 millions d’euros de la part de l’Union européenne. Celle-ci a promis, en outre, l’envoi d’une mission de 20 observateurs.

Au total, près de 4 000 policiers et militaires devront être déployés sur toute l’étendue du territoire, a indiqué le colonel Armando Nhaga, commissaire-adjoint des services de Police et porte-parole du ministère de l’Administration interne. Toutes les frontières terrestres, maritimes et aériennes seront fermées entre ce samedi soir, à minuit et dimanche, à minuit. Un second tour pourrait se tenir le 28 juillet en cas d’absence de majorité absolue.