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Terres agricoles d’Afrique: une nouvelle ruée vers l’or ?

Posted by admin On février - 23 - 2010

L’agriculture devient un véritable enjeu de développement. Selon un rapport intitulé « Accaparement des terres ou opportunité de développement ? Investissements agricoles et transactions foncières internationales en Afrique », l’Institut International pour l’Environnement et le Développement (IIED) associé au Fonds international de développement agricole (FIDA) et à l’agence pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), deux institutions de l’ONU, vient d’analyser l’étude d’impact des investissements internationaux sur les terres agricoles dans huit pays africains, Éthiopie, Ghana, Mali, Kenya, Madagascar, Mozambique, Soudan et Zambie.

Le rapport souligne un manque de transparence constant dans les processus de décision et les circuits d’investissement, qui risquent d’entretenir la corruption et d’aboutir à des transactions contraires à l’intérêt des populations. Les populations concernées sont tenues à l’écart des négociations et les données sur la superficie ou la nature des contrats ne sont pas publiques. « Le manque de transparence paraît problématique » quand il s’agit de discussions entre gouvernements. Les contrats examinés sont presque tous « courts et simples, comparé à la réalité économique de la transaction », note le rapport. De nombreuses zones d’ombre caractérisent les engagements en termes de création d’emploi de même que la question de la répartition des récoltes entre exportations et consommation locale.

Jean-Philippe AUDINET, directeur de la division des politiques au FIDA, regrette clairement de voir des gouvernements préférer « le business au développement » et précise : …« Cette absence de dialogue est un problème. Dans toutes nos actions, nous nous attachons à ce qu’il y ait un consentement libre et informé des populations quand il est question de ressources naturelles »…

Le rapport confirme l’augmentation substantielle ces cinq dernières années des investissements liés à la terre et révèle que 2004 à ce jour, en Éthiopie, au Ghana, au Mali, à Madagascar et au Soudan ce sont au moins 2,5 millions d’hectares de terres ont été achetés en Afrique par des Etats étrangers, pour un montant total de 920 millions de dollars par des multinationales ou des fonds de pension, soit l’équivalent du territoire de la Belgique.[1]

Mais les chiffres cités sont probablement bien en deçà de la réalité, car le rapport souligne le manque de fiabilité des données officielles : …« En Éthiopie, l’information sur la taille des terres cédées ou en cours de négociation en 2008 étaient manquantes. Au Soudan, les données sont encore plus incomplètes qu’ailleurs. Des médias ont ainsi pu décrire des transactions qui ont eu lieu mais qui n’apparaissent que partiellement dans les recensements gouvernementaux.

L’agence Reuters a fait état d’un investissement pour 13 000 ha de la compagnie allemande FLORA ECOPOWER en Éthiopie alors que l’agence éthiopienne de promotion de l’investissement n’a enregistré que 3 800 ha pour cette opération. Un accord portant sur 400 000 ha au Soudan, rapporté dans les médias, est tout simplement absent des statistiques officielles disponibles »…

Le président malien Amadou Toumani Touré va lancer mardi un ambitieux programme de développement agricole à Mopti (650 km au nord-est de Bamako), a-t- on appris de source officielle.

Il s’agit du Programme de développement de l’irrigation dans le bassin du Bani (affluent du fleuve Niger) et Sélingué (PDI-BS), d’ un coût de 107,93 milliards de F Cfa.

Ce programme va contribuer, selon ses promoteurs, à l’ accroissement de la sécurité alimentaire et à l’allègement de la pauvreté sur les populations bénéficiaires.

Il sera axée sur le développement des infrastructures de production, l’accroissement de la production et de la productivité de riz grâce à la maîtrise totale de l’eau, le développement du maraîchage, de la pêche et de l’élevage.

Ainsi, ce programme va permettre d’augmenter les revenus des populations bénéficiaires, d’assurer la sécurité alimentaire, de créer des emplois ruraux et de désenclaver plusieurs zones rurales.

Investissements en Afrique : le Sénégal en bonne place

Posted by admin On février - 23 - 2010

Le Sénégal a été classé à la 4ème place en Afrique par le Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN) sur l’environnement des affaires, annonce un communiqué officiel.

Selon ce texte émanant de l’APIX (Agence sénégalaise pour la promotion des investissements), le classement est basé sur les performances économiques (rythme de croissance, apurement de la dette intérieure, amélioration et assainissement des finances publiques).

Le Sénégal a obtenu “une note satisfaisante de 2,85/5″, derrière la Tunisie, le Maroc et l’Afrique du Sud, note le communiqué

Le CIAN publie chaque année un rapport sur “Les entreprises françaises et l’Afrique” édité par le Moniteur du commerce international (MOCI).

Réalisé à partir d’une enquête faite auprès d’environ 400 entreprises en Afrique, il fournit une appréciation sur l’ évolution de leurs activités en Afrique (chiffre d’affaires, profits, investissements) et un jugement sur l’environnement des affaires.

Mugabe fait l’éloge des relations sino-zimbabwéennes

Posted by admin On février - 23 - 2010

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a fait dimanche l’éloge des relations entre son pays et la Chine au cours de la célébration de son 86ème anniversaire à l’ambassade de Chine à Harare, la capitale nationale.

Le président Mugabe a indiqué au cours de la célébration que l’amitié entre les deux pays remonte à la lutte d’indépendance du Zimbabwe, affirmant qu’il appréciait le modèle de développement de la Chine, estimant qu’il pouvait inspirer le Zimbabwe et l’Afrique.

L’ambassadeur de Chine au Zimbabwe, Xin Shunkang, a présenté Mugabe, pendant la cérémonie, comme un pionnier du mouvement de libération au Zimbabwe et en Afrique.

Xin a indiqué que l’ambassade de Chine envisageait de mener de nombreuses activités pour la célébration des 30 ans de liens diplomatiques entre la Chine et le Zimbabwe.

Les travailleurs civils sénégalais des Forces françaises du Cap-Vert ont demandé au président sénégalais Abdoulaye Wade de préserver leurs emplois, après l’annonce du départ prochain de forces françaises de Dakar.

Dans un communiqué transmis à Xinhua, les travailleurs des forces françaises du Cap-vert soulignent qu’ils n’accepteront pas d’être jetés dans la rue en échange de quelques lopins de terre.

Vendredi dernier, la présidence sénégalaise a annoncé que les forces françaises vont quitter le Sénégal, en vertu d’un accord, qui sera paraphé avant le 4 avril 2010 par les deux parties.

On estime à plus de 3.000 personnes qui travaillent directement ou indirectement dans les différents camps militaires français, comme personnel civil, personnel domestique, ou comme employés d’ entreprises contractantes avec les forces françaises.

Le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, facilitateur dans la crises ivoirienne est arrivé lundi après-midi à Abidjan pour relancer le processus de paix bloqué depuis la découverte d’une liste parallèle d’électeurs élaborée par la Commission électorale indépendante (CEI) qui a abouti à la dissolution de l’organe en charge des élections mais également du gouvernement.

M. Compaoré a été accueilli à sa descente d’avion par son homologue ivoirien Laurent Gbagbo et le Premier ministre Guillaume Soro.

Il n’a fait aucune déclaration à la presse. Son cortège s’est immédiatement dirigé vers le palais présidentiel où il doit s’ entretenir avec le président ivoirien.

Selon des sources bien introduites, M. Compaoré échangera également avec le Premier ministre et l’opposition ivoirienne.

Dimanche à Ouagadougou, il avait eu une séance de travail avec les deux leaders de l’opposition, Henri Konan Bédié du parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et Alassane Ouattara du Rassemblement des républicains (RDR).

Les deux opposants ont réitéré leur exigence de voir la CEI rétablie dans ses droits non sans ajouter que leur entrée au gouvernement n’était pas à l’ordre du jour, bloquant la formation du nouveau gouvernement par le Premier ministre Guillaume Soro.

Au lendemain de la dissolution, le 12 février, du gouvernement et de la CEI par le président Laurent Gbagbo, l’opposition avait rejeté ces décisions les qualifiant d’illégales, d’ anticonstitutionnelles et avait appelé à s’opposer “par tous les moyens” à la “dictature” de Laurent Gbagbo.

Le pays est secoué depuis par des manifestations de protestation contre les décisions du président ivoirien à Abidjan et l’intérieur du pays avec des saccages et des incendies de bâtiments et cinq morts et des blessés suite à des affrontements avec les forces de l’ordre, notamment dans la ville de Gagnoa (centre ouest).

La Belgique vient de conclure un engagement d’un montant d’environ 3 millions d’euros pour la paix, la réconciliation et le rétablissement économique et social dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a rapporté mardi l’Agence congolaise de presse (ACP).

Selon un mémorandum d’accord signé lundi à Kinshasa, ce montant servira à la réhabilitation d’une partie des axes routiers prioritaires.

L’ambassade de Belgique en RDC a indiqué que le projet qui s’inscrit pleinement dans les priorités du gouvernement congolais, vient appuyer les importants efforts déjà consentis en termes de sécurité, stabilité et développement.

Il contribuera à la restauration de l’autorité de l’Etat le long des axes prioritaires, au retour des populations déplacées internes et à la relance des activités de développement économique et social dans les zones concernées.

La Belgique réitère son soutien à la RDC dans son engagement pour la normalisation de la situation sécuritaire et pour le rétablissement effectif de l’Etat de droit et adresse ses encouragements à tous les acteurs du terrain pour leur dévouement dans des conditions difficiles, a dit le diplomate belge.

Le gouvernement malien et la Banque Mondiale ont signé vendredi un accord de financement d’un montant de 60 millards de francs cfa, soit 120 millions de dollars, en faveur du secteur de l’énergie, a appris la PANA de source officielle.

Ce financement va permettre de moderniser les réseaux de transport et de distribution de Energie du Mali (DEM-SA), une société mixte chargée de la fourniture de l’électricité et de l’eau dans ce pays.

Grâce à cette modernisation des réseaux, le Mali pourra utiliser la puissance thermique supplémentaire en cours d’installation, ainsi que l’électricité devant provenir des centrales à gaz en Côte d’Ivoire et au Ghana.

Le projet de dévelopement du secteur de l’énergie au Mali auquel ce financement de la Banque mondiale est consacré vise à renforcer et à étendre le transport et la distribution de l’énergie dans la capitale, Bamako, et dans certaines zones de l’intérieur du pays.

Quelque 3,6 millions d’ivoiriens ont été enrôlés, soit moins de la moitié de l’effectif visé, à cinq semaines de la fin prévue de l’identification de la population menée en vue des prochaines élections, a annoncé vendredi un organisme officiel, déplorant des “dysfonctionnements”. “A ce jour, 3.395 centres de collecte fonctionnent sur un total de 11.009 prévus, avec 3.663.853 personnes enrôlées sur une population cible estimée à 8.663.149″, indique la Commission nationale de supervision de l’identification
(CNSI) dans un communiqué.

Selon le président de la CNSI, Koffi Yua, ce résultat est dû à “certains dyfonctionnements”, notamment “l’absence sur le terrain de la totalité des
valises de (l’opérateur technique français) Sagem et des ordinateurs de l’INS (Institut national de la statistique)” nécessaires à l’opération, et les
grèves à répétition des personnels employés. “Ces dysfonctionnements menacent gravement” le processus “et rendent
aléatoire la date du 28 février annoncée par la Commission électorale indépendante (CEI) pour la fin de l’opération”, ajoute-t-il.
Volet crucial du processus de paix en cours, l’identification lancée en septembre 2008 vise à mettre à jour la liste électorale de 2000, date de la
dernière présidentielle, et à fabriquer des cartes nationales d’identité qui ne sont plus délivrées depuis 1999.
La Côte d’Ivoire est coupée en deux depuis 2002, après un coup d’Etat manqué de l’ancienne rébellion des Forces nouvelles (FN) contre le président
Laurent Gbagbo.
Le camp présidentiel et les FN ont signé en 2007 à Ouagadougou un accord, complété en décembre 2008, qui prévoit des élections libres et transparentes,
dont la date reste inconnue.