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Archive for juillet, 2009

Le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO), Philippe-Henri Darcoury-Tabley, a demandé aux banques et établissements financiers de la sous-région de répercuter à la clientèle la modification des taux d’intérêt intervenue au mois de juin dernier.

Cette invite du gouverneur de la BCEAO découle de la deuxième édition de la rencontre entre lui et les représentants des associations professionnelles des banques et établissements financiers ou de crédit tenue les 1er et 2 juillet à Bamako, la capitale malienne, précise un communiqué rendu public samedi à Dakar.

La BCEAO, qui avait baissé au mois de juin le taux de pension de 4,75 % à 4,25 de même que les coefficients de réserves obligatoires, se réjouit de « l’atténuation des tensions inflationnistes dans l’Union ».

En outre le Conseil d’administration de la BCEAO appelait les dirigeants des banques primaires « Ã  la vigilance quant aux évolutions futures des prix en raison du risque de renchérissement des produits énergétiques » et des incertitudes entourant la campagne agricole 2009/2010.

La BCEAO a pour mission de gérer la politique monétaire des huit Etats membres de l’Union (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) et ajuste la liquidité globale de l’économie en fonction de l’évolution de la conjoncture économique pour assurer une stabilité des prix.


Le second tour de l’élection présidentielle anticipée aura lieu en Guinée-Bissau, le 26 juillet 2009 et la campagne électorale va commencer vendredi prochain, a annoncé samedi dans la matinée la Commission natioinale électorale (CEN) à Bissau.

Cette nouvelle course à la présidence se déroulera entre Malam Bacai Sanha, candidat du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, au pouvoir), et Koumba Yala, candidat du Parti de la Rénovation Sociale (PRS), lesquels se trouvaient dans le peloton de tête des onze candidats lors du premier tour du scrutin, organisé le 28 juin dernier, a précisé le président de la CNE, Desejado Lima Da Costa, devant la presse bissau-guinéenne.

Malam Bacai Sanha est arrivé en tête du premier tour du scrutin présidentiel avec 133.786 voix, soit 39,59% des suffrages exprimés, suivi de Koumba Yala qui a totalisé 99.428 voix, soit 29,42% des suffrages exprimés, avait annoncé jeudi dernier la CNE.

La présidentielle en Guinée-Bissau est organisée suite à une série d’assassinats de hauts responsables politiques et militaires depuis le début de cette anneée dans ce petit pays ouest-africain confronté à une instabilité chronique.

Visite de Barack Obama en afrique

Posted by admin On juillet - 5 - 2009

Barack Obama effectuera sa première visite en tant que président des Etats-Unis sur le continent africain le 10 juillet prochain au Ghana. Le président américain arrivera sur le sol africain après être passé par la Russie (sommet avec Dmitri Medvedev) et l’Italie (à l’occasion du G8).

Le président américain sera accompagné de son épouse Michelle à l’occasion de ce voyage. Au menu, des visites symboliques comme celle du Cape Coast Castle, (une ancienne plaque tournante du commerce britannique des esclaves au Ghana), et un discours qui devrait dégager les grandes lignes de la politique africaine de Barack Obama, qui n’a guère été explicitée jusqu’ici.

Le président Obama et son équipe de conseillers auraient probablement préféré un plus long voyage, mais les contraintes de son agenda sont telles que s’il avait attendu l’occasion d’avoir plus de temps pour son séjour, le voyage serait intervenu à une date beaucoup plus lointaine dans son mandat. Ainsi un de ses conseillers a confié au New York Times que l’équipe du président Obama avait pensé qu’il était important « d’aller en Afrique tôt en début de mandat ». Concernant le choix du pays, le Kenya, pays natal de Barack Obama senior, a été écarté pour cause de situation politique trop tendue.

Le Ghana, pays qui a connu plusieurs alternances pacifiques, souvent cité en exemple de bonne gouvernance, et qui a accueilli par le passé les présidents Bill Clinton et George W Bush, s’est naturellement imposé comme le bon choix. La dernière visite de Barack Obama en terre africaine remonte à l’année 2006. Celui qui n’était encore que sénateur de l’Illinois avait effectué une tournée triomphale au Kenya, en Afrique du Sud, et s’était rendu au Tchad et au Darfour.

Le Maroc a toujours sa place au sein de l’Afrique

Posted by admin On juillet - 3 - 2009

« Le Maroc a toujours sa place au sein de l’Afrique et son retour au giron africain renforcera l’unité du continent« , a affirmé M. Rubén Maye Nsue Mangue, représentant permanent de la Guinée équatoriale auprès de l’Union Africaine (UA).
Dans une déclaration à la MAP en marge du 13ème sommet de l’UA qui a entamé ses travaux mercredi à Syrte, M. Ruben Maye a estimé que l’absence du Maroc « fait mal à tout le monde, et nous souhaitons tous son retour dans la famille africaine ».

« Le Maroc est un pays africain qui développe des relations avec toutes les autres nations du Continent et qui contribue activement à son développement », a-t-il assuré.

Nous souhaitons que le Royaume retrouve sa place au sein de l’Afrique et ce voeu a été clairement exprimé par le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo lors de la visite de SM le Roi Mohammed VI, en avril dernier, en Guinée équatoriale, a-t-il conclu.

Malam Bacai Sanha, candidat du PAIGC, parti au pouvoir, est arrivé en tête du premier tour du scrutin présidentiel anticipé en Guinée-Bissau avec 133.786 voix, soit 39,59% des suffrages exprimés, suivi de Koumba Yala, candidat du Parti de la Rénovation Sociale (PRS) qui a totalisé 99.428 voix, soit 29,42% des suffrages exprimés, a annoncé jeudi la Commission Nationale électorale (CNE).

Selon le président de la Commission nationale électorale, Desejado Lima Da Costa, qui a lui-même proclamé les résultats, Malam Bacai Sanha et Koumba Yala vont disputer un second tour qui se tiendra probablement le 28 juillet.

Henrique Pereira Rosa, candidat indépendant, arrive en troisième position avec 81.751 voix, soit 24,19% des suffrages.

Desejado Lima Da Costa a saisi cette occasion pour affirmer que « les événements tragiques des 1er et 2 mars (assassinats du chef d’état-major de l’armée Tagme Na Waie et du Président Joao Bernardo Vieria) ainsi que ceux du 5 juin 2009 qui s’étaient soldés par l’assassinat du candidat à la présidentielle Baciro Dabo et de l’ancien ministre de la Défense Helder Proença, ont fragilisé les institutions et traumatisé les citoyens ».

« C’est ce qui s’est répercuté sur le taux de participation estimé à 60% et le taux d’abstention de 40% », a-t-il conclu.

Il a cependant salué le bon déroulement du scrutin dans l’ensemble, ajoutant que les résultats traduisent le civisme des électeurs bissau-guinéens.

« Je saisis cette occasion pour lancer un appel à tous les Bissau-Guinéens afin qu’ils sortent en masse pour voter au second tour du scrutin et qu’ils ne renoncent pas à leur droit civique », a-t-il déclaré.

Selon la loi électorale bissau-guinéenne, au cas où aucun candidat à la présidentielle n’encaisse plus de 50% de voix favorables, un second tour du scrutin sera organisé dans les 30 jours suivant le premier tour, entre les deux candidats qui ont obtenu le plus de suffrages exprimés.

Les dirigeants africains, qui sont réunis dans la ville portuaire libyenne de Syrte pour participer au 13e sommet de l’Union africaine (UA), ont convenu vendredi matin de transformer l’organe exécutif de l’UA en une autorité disposant d’un mandat plus large, selon des informations d’agences de presse.

Après des pourparlers marathon tenus dans la nuit de jeudi, les dirigeants africains sont parvenus à un consensus sur la transformation de la Commission de l’UA en autorité de l’UA.

La nouvelle institution comprend un président, un vice-président et 10 secrétaires avec des portefeuilles spécifiques.

Selon des informations, un projet de document a été adopté plus tôt vendredi lors du sommet après de longues discussions, bien qu’un certain nombre de pays, dont le Nigeria, se soient opposés à la création immédiate de l’autorité.

La modification, proposée par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, qui est également le président tournant de l’UA, inclut également l’extension du domaine de compétence de la nouvelle institution aux affaires de défense, de diplomatie et de commerce international.

Cheb Mami condamné à cinq ans de prison

Posted by admin On juillet - 3 - 2009

La star algérienne de la musique raï Cheb Mami a été condamnée à cinq ans de prison ferme pour des violences infligées en août 2005 à son ex-compagne, qu’il voulait voir avorter.

Le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) n’a pas entièrement suivi les réquisitions du parquet qui avait demandé sept ans de prison ferme jeudi.

Le chanteur s’est pris la tête dans les mains et a pleuré après la décision. Il va étudier l’éventualité d’un appel, a dit son avocate.

Son agent Michel Le Corre, 56 ans, est condamné à quatre ans de prison ferme, alors que le parquet en réclamait six. Comparaissant libre, il a été immédiatement écroué.

Des peines de trois ans et six ans de prison ferme, assorties de mandats d’arrêt internationaux, ont été prononcées respectivement contre Hicham Lazaar, 27 ans, et Abdelkader Lallali, 42 ans, exécutants présumés des violences, qui sont en fuite et ne sont pas venus au procès.

« Pour parler très clairement, quand il s’est constitué prisonnier, il savait qu’il ne venait pas pour un mois et demi de prison », a dit Me Claire Doubliez, avocate de Cheb Mami, aux journalistes. « C’est une peine lourde mais le tribunal a tenu compte du contexte de l’affaire », estime-t-elle.

Condamné pour complicité d’enlèvement et de séquestration, violences aggravées et complicité d’administration de substances nuisibles, Cheb Mami est relaxé du chef de menaces.

Dans ce dossier où il jouait son avenir, le chanteur algérien de 42 ans, de son vrai nom Mohamed Khelifati, est en prison depuis lundi. Il est revenu en France pour faire face à ses juges après deux années de fuite en Algérie.

Icône dans son pays où il a lancé le raï dans les années 80 avant de l’exporter en France, Cheb Mami a vu sa célébrité culminer avec le tube mondial « Desert rose » en duo avec Sting en 2000.

« INSTIGATEUR ET ORGANISATEUR »

Au terme de l’audience jeudi, peu avant minuit, Cheb Mami a demandé pardon à sa victime. « Je regrette tout ce qui s’est passé. Je lui demande pardon, je regrette », a-t-il dit.

Le tribunal retient qu’il était « l’instigateur et l’organisateur » de la séquestration de son ex-amie les 28 et 29 août 2005 dans sa villa personnelle d’Alger. La jeune femme, photographe, était tombée dans un piège organisé par Michel Le Corre au prétexte d’un voyage professionnel.

Il a ordonné avec son agent les brutalités infligées toute une nuit par Abdelkader Lallali et deux « avorteuses » non identifiées, dit le tribunal. Le procureur les avaient qualifiées « d’actes d’un autre âge ».

Pendant le procès, Cheb Mami a parlé de « faute » mais il ne s’était jamais adressé à son ex-amie. « J’étais dépassé par toute cette histoire folle. C’est contraire à mes principes, je n’arrive pas à l’expliquer », a-t-il dit.

Malgré les brutalités, sa victime a pu garder l’enfant, né en bonne santé en mars 2006. En plaidant, l’avocate de la jeune femme a déclaré que cette dernière était encore prête à un apaisement pour leur enfant.

« Si dans un an, deux ans, dix ans, il souhaite demander pardon à sa fille, la porte sera ouverte et ma cliente espère que sa fille lui pardonnera », a dit l’avocate.

Fils d’ouvrier né à Saïda, Cheb Mami a chanté dès l’âge de 12 ans, connaissant le succès sous son nom de scène qui signifie « jeune môme » et s’installant en France dès 1985.

Il était proche du régime du président Abdelaziz Bouteflika et a même fait campagne pour lui. Michel Le Corre a déclaré au procès que Cheb Mami lui avait dit après les faits : « Je suis l’ami du président et donc je suis intouchable. »

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a appelé, mercredi à Syrte (Libye), les pays africains à donner toute la priorité à une prise en charge globale de la problématique agraire, rapporte l’agence de presse algérienne APS.

« Nous devons plus que jamais donner toute la priorité à une prise en charge globale de la problématique agraire et de l’objectif d’une sécurité alimentaire durable sur notre continent« , a affirmé le président Bouteflika lors de la séance de l’après- midi de la 13ème Conférence des chef d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine qui se déroulent du 1 au 3 juillet en Libye.

« En tout état de cause, l’option d’une véritable Révolution verte en Afrique s’impose plus que jamais comme la voie incontournable que nous devons emprunter pour extirper notre continent du fléau du sous-développement et de ses corollaires de la pauvreté, de la famine et de la malnutrition », a-t-il dit, ajoutant: « il y va non seulement de la dignité de l’homme africain et de son droit à une vie décente mais il s’agit également de questions de sécurité nationale des Etats et de devenir de notre continent ».

Le président Bouteflika a affirmé que la question de la promotion de l’investissement dans l’agriculture pour en améliorer la production et la productivité « doit continuer à figurer en tant que priorité dans nos programmes nationaux de développement et dans l’action de nos communautés économiques régionales ».

Pour améliorer la sécurité alimentaire, l’Algérie a lancé la politique de renouveau agricole et rural, consistant notamment en un vaste programme de développement des cultures stratégiques, a expliqué le président Bouteflika.

Il a cité le renforcement et l’élargissement du potentiel productif agricole qui se fixe comme objectif la réalisation, entre autres, d’un nombre de programmes à l’horizon 2014, notamment l’intensification céréalière visant une production de 50, 2 millions quintaux/an, le développement de la production de lait cru pour une production annuelle de 3,2 milliards de litres et la résorption de la jachère de l’ordre de 1.000.000 hectares.

Il a aussi évoqué l’économie de l’eau pour un recentrage au profit des cultures stratégiques, un recours massif aux systèmes économiseurs d’eau ainsi que le développement des semences et plants destiné à reconstituer des stocks en semence et à valider les variétés adaptées aux conditions agropédoclimatiques.

Il a évoqué le renforcement des capacités des agriculteurs, soulignant que des mesures ont été adoptées par l’Etat y compris le recours à la solution de l’effacement de dettes contractées afin de permettre (aux agriculteurs) de reprendre une part plus active dans l’effort national de revitalisation du secteur agricole.

Le 13ème sommet de l’Union africaine (UA) s’est ouvert mercredi à Syrte, en Libye, avec les appels des dirigeants africains, arabes et onusiens à des actions communes et résolues pour relever les défis de l’investissement dans l’agriculture et de la paix et de la sécurité régionales.

Le sommet de trois jours a pour thème « Investir dans l’agriculture pour la croissance économique et la sécurité alimentire » dans le continent le plus pauvre du monde.

La Chine continuera à développer la coopération bilatérale et multilatérale avec l’Afrique dans le domaine agricole et à promouvoir la coopération Sud-Sud dans le cadre du « Programme spécial pour la sécurité alimentaire (PSSA) », a déclaré jeudi l’assistant au ministre chinois des Affaires étrangères, Zhai Jun.

Dans une interview accordée à l’agence Xinhua en marge du 13e sommet de l’Union africaine (UA), actuellement en cours à Syrte en Libye, il a affirmé que la coopération agricole entre la Chine et l’Afrique constituait une importante partie de la coopération bilatérale.

Depuis le sommet de Beijing du Forum de coopération Chine-Afrique, tenu en novembre 2006, les mécanismes de coopération bilatérale et multilatérale dans le domaine agricole s’amélioraient avec la multiplication des échanges et la diversification de la coopération, a déclaré M. Zhai.

Des mesures promises par la Chine pour aider des pays africains sont mises en place tandis que la coopération économique et commerciale ainsi que l’investissement dans l’agriculture connaissent un développement substantiel, a ajouté le diplomate chinois.

Il a rappelé à cette occasion des accords signés entre la Chine et une dizaine de pays africains, dont l’Egypte, l’Ethiopie et l’Afrique du Sud, dans les domaines de l’agriculture et de la pêche. Le commerce de produits agricoles entre la Chine et l’Afrique a franchi le cap de deux milliards de dollars en 2008, soit un boom de 33,76% sur l’année précédente.

La Chine a également développé la coopération dans le domaine de la pêche avec onze pays africains, à savoir le Maroc, le Sénégal et la Guinée-Bissau, ce qui a créé plusieurs milliers d’emplois pour les locaux, a indiqué M. Zhai.

Il a affirmé que la Chine apporterait sa contribution au PSSA établi par l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO).

D’ici cinq ans, a précisé M. Zhai, la Chine augmentera à 30 le nombre des centres de généralisation de technologies agronomiques dans les pays en développement, et y enverra plus de 1.000 agronomes ou techniciens agricoles, leur fournissant 3.000 opportunités de formation.

En outre, la Chine donnera 30 millions de dollars à la FAO afin de créer un fonds destiné à aider les pays en développement à améliorer leurs capacités agricoles, augmentera ses exportations et son assistance à ceux qui font face à la pénurie, tandis que des pays africains en seront les plus grands bénéficiaires, a déclaré M. Zhai.

La Chine se penchera sur les particularités des pays africains pour promouvoir la coopération et la formation dans le domaine agricole, aider les pays africains à développer le système de généralisation de technologies agronomiques et encourager des entreprises chinoises à investir dans l’agriculture en Afrique.

2009 est une année importante pour les relations sino-africaines, car la visite du président chinois Hu Jintao en Afrique en février dernier a envoyé un message important, à savoir qu’en dépit de la crise financière et économique mondiale en cours, le gouvernement et le peuple chinois souhaitent travailler avec les pays africains pour surmonter les difficultés, a souligné le diplomate chinois.

La Chine travaillera dur pour tenir ses engagements d’assistance à l’Afrique, étudiera activement et lancera de nouvelles mesures d’assistance, a-t-il ajouté.

L’organisation panafricaine a ouvert mercredi son sommet à Syrte, consacré à l’investissement dans l’agriculture pour la croissance économique et la sécurité alimentaire, ainsi qu’à la paix régionale.